The Light of the Factory

L'Usine Ouest-Lumière, création d'un mémorial

Ouest-Lumière Puteaux
Building Ouest-Lumière. Puteaux, 1993

In 1991, Yann Toma discovered the old electricity factory Ouest-Lumière. Built in 1990 by Gustave Eiffel on the Seine docks in Puteaux, Ouest-Lumière produced hundreds of thousands of volts and assured its public distribution to the municipalities in the west of Paris. Until 1930, the factory functioned and contributed to the disruption of the urban and social landscape, before being replaced throughout the years by new infrastructures-- all of which have been destroyed.

 

Since 1992, the Ouest-Lumière factory was progressively demolished. Yann Toma witnessed this long destruction. Fighting against its disappearance, he saved a few objects: light bulbs, electricity meters or administrative documents of workers in the perspective of "staging a new reality of the object becoming waste", he states. For more than three years, Yann Toma collected archives and made a classification faithful to the publication Espèces d'espaces by Georges Pérec (Galilée, 1974). Thus, little by little, he appropriated a symbolic network, an infrastructure that he transformed into his research territory, and the very essence of his artistic practice.

 

The Fictional Energy of Ouest-Lumière

 

Ouest-Lumière, the fictional company conceived and run by Yann Toma, who adopted the name of the defunct power plant in the west of Paris. It is a means for the artist to colonize a new territory for art through fiction. With zany organizational charts and proliferating reports, the artist creates a parody of the hierarchical structures and opacity of a society that claims to be communicative. But, in the end, such a project clearly and openly remains within the art world, and exploits its fictional power.

 

Former Eiffel Building of the Factory, place of discovery of the shares. Puteaux, 1994
Former Eiffel Building of the Factory, place of discovery of the shares. Puteaux, 1994

 

La Lumière de l'Usine

 

En 1991, Yann Toma découvre l'ancienne usine d'électricité Ouest-Lumière. Construite en 1900 par Gustave Eiffel sur les bords de Seine à Puteaux, Ouest-Lumière produisait des centaines de milliers de volts et en assurait la distribution publique aux communes de l'Ouest parisien. Jusqu'en 1930, l'Usine fonctionne et contribue à bouleverser le paysage urbain et social, avant d'être remplacée au cours des années par de nouvelles infrastructures, elle aussi aujourd'hui en partie détruites.

 

 

Dès 1992, l'Usine Ouest-Lumière commence progressivement à être démolie. Yann Toma assiste à cette longue destruction qui dure plusieurs années. Il en devient le principal témoin. Luttant contre sa disparition, il en sauve certains objets : ampoules, compteurs ou encore dossiers administratifs d'ouvriers, dans la perspective de "mettre en scène une nouvelle réalité de l'objet devenu déchet" précise Yann Toma. Durant plus de trois années, Yann Toma collecte des archives et réalise une classification fidèle aux Espèces d'espaces de Georges Pérec (Galilée, 1974). Ainsi, il s'approprie peu à peu un réseau symbolique, une infrastructure, dont il a fait son territoire de recherche et la matière même de son activité artistique. 

 

 L'énergie fictive d'Ouest-Lumière 

 

Ouest-Lumière, l'entreprise fictionnelle conçue et présidée par Yann Toma, qui a repris la raison sociale de la défunte usine d'électricité de l'Ouest parisien, est un moyen pour l'artiste de coloniser par la fiction un nouveau territoire pour l'art. Avec des organigrammes loufoques et des communiqués en prolifération, l'artiste parodie la structure hiérarchique et l'opacité effective d'une société qui se prétend communicationnelle. Mais, en fin de compte, un tel projet relève clairement et très ouvertement de l'art, dont il exploite la puissance fictionnante.